Cirque arctique
A voir absolument!!!
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Esquisse d'une mosaïque
A voir absolument!!!
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Mahs
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Tu ne ressembles à personne depuis que je t'aime.
Laisse-moi t'étendre parmi les guirlandes jaunes.
Qui inscrit ton nom avec des lettres
de fumée parmi les étoiles du Sud ?
Ah laisse-moi me souvenir comment
tu étais alors, quand tu n'existais pas encore. [...]
Maintenant, maintenant aussi, petite,
tu m'apportes du chèvrefeuille,
et jusqu'à tes seins en sont parfumés.
Pendant que le vent triste galope en tuant des papillons
moi je t'aime, et ma joie mord ta bouche de prune.
Ce qu'il t'en aura coûté de t'habituer à moi,
à mon âme esseulée et sauvage, à mon nom que tous chassent.
Tant de fois nous avons vu s'embraser
l'étoile du Berger en nous baisant les yeux
et sur nos têtes se détordre
les crépuscules en éventails tournants.
Mes paroles ont plu sur toi en te caressant.
Depuis longtemps j'ai aimé ton corps
de nacre ensoleillée.
Je te crois même reine de l'univers.
Je t'apporterai des fleurs joyeuses
des montagnes, des copihues,
des noisettes foncées,
et des paniers sylvestres de baisers.
Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec
les cerisiers.
(extrait, L'AMOUR EN RIME)
Pablo Neruda
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Mahs
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Libellés : poèsie
TOI est le nom sans néant
[…] « toute rencontre est l’énigme
une série d’accidents
la somme n’explique rien
c’est pour moi que tu es venue
pour moi seul
et
l’amour dis-tu
est le penser ancien
quand tout geste
était de la pensée
et chaque geste
entrait dans les choses
toucher l’autre
c’était le penser
puis
ton sourire
dans mes yeux
pense ton visage
et ce pensant je pose
ici
le masque invisible
de ce que je vois
ne le voyant plus
entre tes lèvres
ma langue lèche
la ligne
[…]
donne-moi encore dis-tu
et la bouche ouverte
tu manges l’air sur mes lèvres
et
c’est toi
me dis-je toi
et contre toi je suis
l’autre
que tu fais de moi
puis
sur nos vertèbres
l’instant s’accroît
dressant le long de notre dos
la crête du vieux dragon
gardien du toucher long
couleurs
couleurs
la nuque chante
le visage s’enfonce
dans l’œil
et
autour de la pierre
où nous fait l’un
le soleil trace un C
auquel l’éclat de
nos montres posées
ajoute une cédille
le petit trou noir de tes yeux
n’est pas une lettre O
je ne le comblerai pas
et mon image déjà
cherche là quelque échO
jamais n’en reviendra
O toi
disais-tu quand
tu n’étais pas encore toi
si notre savoir est supar d’autres têtes
reverse donc ta tête
sur la terre et prends-moi
car tu me vois
au lieu que de l’obscur
en toi ne peut venir
que catastrophe
toi O
qui maintenant es toi
ta bouche est une bouche
et derrière tes dents je touche
sans aucun doute
une langue
la vérité O
qui ne voudrait tomber
de
dans mais je garderai
seulement tes yeuxet ce frisson du commentdire […] »
Bernard Noël, « L’été langue morte », chant deux, La Chute des temps, Gallimard, Collection Poésie, pages 90-94.
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Libellés : poèsie
L'ENCRE ET L'EAU« La lumière fait pousser des formes
un corps dans le papier
et pourtant rien
cette énigme va et vient
au bout des yeux
le temps n’est pas égal partout
ni sur toutes les peaux
celles que lave l’encre
retiennent une vie sans vie
l’attente close sur elle-même
une illusion lestée de réalité
ainsi sont faites les images
leur avenir est en nous
leur passé porte pourtant
le présent de leur apparition
le sens et l’instant mêlés
puis emballés dans une peau
voilà le secret des visagesl
’âme y vient plus tard
comme une sueur de la mémoire
chaque nom est la prothèse d’un espoir contre la déception
quelqu’un est là sans être là
il faut s’émouvoir du mystèrel’ombre s’y fait blanche
d’ailleurs les gestes les postures
plombent la ligne du temps
leur perpétuelle répétition
dédouble le passé au présent
l’un sur l’autre devenus transparents »
Bernard Noël, Les Yeux dans la couleur, P.O.L, 2004, page 143.
la paume caressant un souffle
le tour d’un regard
quelqu’un disperse à la voléele sens qui conduirait à lui
tout redevient passant
quelques miettes d’écho
l’ombre d’un pied foulant
l’iris écarquillé
un œil jeté à la mer
le ressac sous lui des humeurs
Bernard Noël, La Fable et le Vent [première édition aux Éditions Écarts, 1997], in Le Reste du voyage et autres poèmes, Éditions du Seuil, Collection Points Poésie, 2006, page 194. Préface de François Bon.
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Libellés : poèsie
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Le blog est toujours en pause . Pour vous faire patienter.....une.... Voile
mosaïque
Tesselles de marbre
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Libellés : errances
Διακοπή λόγο καλοκαιρινές εργασίες στην
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Libellés : Le cabinet de curiosités
Ίρις. πέταλο. οργάντζα
Inspiration Frédéric Clément
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Libellés : La chambre de porphyre, Le cabinet de curiosités, Σε Εξέλιξη
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Libellés : La chambre de porphyre, Le cabinet de curiosités, Σε Εξέλιξη, φωτογραφίες
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Εκθεση στα γραφεία της Δημοτικής Κίνησης πολιτών
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Libellés : de tout et de rien
"Entracte" του rilow09
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Libellés : de tout et de rien, découverte
pavlidou@voila.fr